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Le Lac aux Paresses
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Anaria Lilith
Elfe
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Allergique à la banane ?: comment tu crois que
Scorpion (23oct-21nov) 馬 Cheval

MessagePosté le: Lun 10 Nov - 01:56 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Cela ne s'arrêtera jamais.   
Cela ne peut s'arrêter.   
Il y aura toujours...   
un craquement d'os sous nos pas...   
 
Le Lac aux Paresses   
- " Regardes comme il est beau ! Mais, regardes le donc. Qui aurait dit qu'elle donnerait la vie à un aussi beau batard, comme quoi, le destin nous réverse bien des surprises par moment.- On ne devrait pas trop s'approcher, tu sais bien que le Maître nous a dit de rester à bonne distance d'elle.
- Je sais bien, mais je ne peut pas m'en empécher. Il y a en eux quelques chose de tellement différents, de si, monstreux ?
- Et que ferras tu lorsqu'elle auras sentit notre présence près de son enfant ? On nous a bien mis en garde contre ces deux là, et ce n'est pas tout. D'autres approchent.
- Oui je sais, les choses changent, et après tout...la vérité ne se trouve-t-elle pas dans les yeux des monstres ? Puisque leur âme vit entre le ciel et la boue ? "



Le jeune enfant suivit des yeux les deux créatures qui voletaient avec aisance à quelques cetimètres de lui. Les deux papillons battaient rapidement leurs ailes d'une couleurs obscure, oscillant entre le noir et le bleu nuit. Seules deux taches rougeâtres semblaient se distinguer des dégrades sombres de leur pigmentation. Semblant danser une valse secrète de leur seule race facsinante, ils n'avaient de cesse que de s'éloigner et de revenir vers la forme douce du visage enfantin du jeune être qui les comtemplait sans vaciller.   
Ce charmant spectacle était accompagné par la musique fluide de l'eau coulante. Toute proche, une source siégeait au centre d'une petite clairière sans lumière. La minuscule retenue d'eau était entourée par trois petits murets de pierre, et paraissait s'enfoncer dans la terre battue qui l'entourait. Les rocs, taillés sans nul doute par des mains humaines en blocs aux angles plus ou moins réguliers, étaient à présent envahit par une mousse émeraude qui allait jusqu'à plonger dans l'eau glacial et chatouillant la roche, disparaissait dans maintes fissures souterraines. L'eau n'arrivait pas d'un jet comme on peut le voir chez ses consoeurs, mais semblait provenir directement des profondeurs du sol. Le seul mouvement qui pouvait troubler la surface lisse du miroir aqueux était de temps à autre, de fines bulles qui remontaient à l'air libre. Aucuns êtres ne connaissaient la nature de ce phénomène, mais il était connu dans les environs, que l'eau provenant de cet endroit éloigné de toute civilisation autre que celle des bois avait des vertues reconnues et recherchés par de nombreux malades.   
L'eau qui était retenu dans un espace qui ne dépassait pas un mètre cube sécoulait lentement dans un petit torrent qui caracolait dans un lit de faible profondeur, poursuivant sa course vers l'Est ( amosséen ), disparaissant dans l'épaisseur des bois évoisinant.   
Le décor de la scène était troublé par une brume qui était apparue une heure au par avant, mais l'on pouvait malgré cela appercevoir les détails de la nature proche. De maigres touches d'herbes humides de fines gouttes de rosée prenaient le pas sur la terre nue qui entourait la petite retenue d'eau. Les brins étaient en certains endroits courbés par le poids de pierres et rochers de différentes tailles, ainsi que par le tronc d'un chène énorme qui trônait avec impertinance au travers du rond dépourvu de verdure. Celle ci reprenait de la hardiesse quelques toises plus loin, par l'apparition de fougères de bonne taille, de ronces, de liserons aux petites fleurs douceâtres et de vines vierges qui recouvraient certains bosquets, ainsi qu'une souche d'un noisetier imposant qui avait été déterré quelques années plus tôt lors d'une quelconque tempète.   
A cela suivaient des arbres d'espéces diverses, hêtres, chatigners, épicéas dont les branches s'entremellaient comme dans une volonté de fouillit notable.    
Les feuilles avaient quitté leurs robes vertes des longues journées d'été pour prendre celles des veillées d'Automne, et un lit de mailles jaune, orangé, ocre et rouge couvrait l'humus boueux des bois. On appercevait à peine le sentier qui serpentait dans la forêt pour mener à cet endroit peu visité, tant il était couvert du dégradé superbe du feu des feuilles.   
La brume quand à elle, faisant depuis une semaine partie des journées de cet été indien qui toucherait bientôt à sa fin. Alors qu'elle avait disparue tôt dans la matinée la veille, laissant traverser de l'épaisse couche de nuages un soleil timide, qui avait tenté de réchauffer la terre gorgée d'eau, elle paraissait bien decidée à tenir de siège ce jour.   
C'était le domaine secret des Dieux, de ceux qui ne peuvent être nommées autrement.   
 
C'était le temps des fêtes païennes, ou le Pâle Echo de la Clarté du jour devient plus important que les croyances imposées. La bruime tomberait surement plus tard dans la journée.   
 
Le vent était absent en ce jour de Septembre, et l'air étrangement frai, ce qui pouvait expliquer la fumée blanche qui s'échappait des lèvres bleutés de l'enfant.   
Les cheveux de celui ci était aussi blanc que le brouillard présent. Etonnament fins et soilleux, ils avaient été coupé à mi longueur, et ébouriffé par le bambin lui même, ce qui lui donnait l'air d'un sauvageon, mais ce qui n'empéchait quelques mèches indisciplinées de tomber sur son délicieux visage enfantin. Son front lisse était délimité par des sourcils blanc eux aussi, qui semblaient presque absent. Un nez fin descendait le long de joues à la peau douce. Celle ci avait une couleurs des plus insolites. En effet, elle était comparable à celle des statues de marbre blanc, ou à celle des morts dans leur linceul. Les ombres qui la parcouraient n'étaient que taches griseâtres, et le froid qui aurait rendu rose les paumettes d'un humain n'apparaissaient ici que comme des marques bleutées.   
Car il est vrai qu'il n'était pas humain, bien que ressemblant en de nombreux point à la race de ceux qui occupaient cette terre.    
Dans ses yeux brillaient ensemble toutes les lumières confusent et discrètes des anciens peuples, les nuances superbes du règne végétal, l'éclat taquin de la terre verdoillante. Un clin d'oeil distrait de la belle saison.   
Dans le prolongement de ses cils au ton tout aussi dérangeant que celui de sa peau, on pouvait appercevoir ressortant de sa chevelure argenté, comme nargant tous ceux qui aurait voulu les voir, une paire d'oreilles au cartilage taillé en pointe exposait la véritable nature d'au moins un des parents de la pauvre créature. L'une d'elle avait été percé et portait deux anneaux au petit diamètre, refletant la brillance espiègle de la Lune.   
L'enfant était vêtu chaudement.    
Le col de son vêtement d'un rouge sang couvrait parfaitement sa nuque frêle, contrastance avec le reste du tissu, aussi vert que ses iris. De larges manches protégeaient les bras minces du froid, et la taille n'était visible que par l'étreinte d'une ceinture de corde. Les pans de toile épaisses courraient jusqu'aux genoux du garçon, qui ne portait en dessous qu'un pantalon de fine maille. On comprenait au premier coup d'oeil que c'était trop grand pour lui, mais le bambin ne paraissait pourtant pas souffrir du froid ambiant.   
Mais aussi étrange que pouvait parraitre ce descendant des elfes, il n'en était pas moins beau et attachant. Troublé par son regard immense et envoutant, il était entouré par le halos de mystère des êtres rares.   
 
Soudain, quelques chose attira l'attention de l'enfant. Un bruit au loin, comme un craquement régulier sur de petites pierres.   
Emrys tourna le visage vers la direction que lui indiquait son ouïe, et cette inattenttion permit au couple de papillon de disparaitre furtivement.   
Curieux de décuvrir la nature de ce son, il se retourna une dernière fois vers la clairière toujours embrumée, et un sifflement doux s'envola dans l'air palpable. Presque aussitôt, apparut à ses côtés un animal des plus incongru. Ressemblant à un renard de petite taille, la ête possedait une paire d'oreilles d'une taille remarquable comparé au reste de son corps, une fourrure rousse, un nez pointu et des yeux noirs comme l'ombre.   
Une fois que son compagnon l'eut rejoint, le jeune enfant partit sur le chemin en courant. Sa connaissance des irrégularités du sentier permettait de voir que ce n'était pas sa première expédition en ce lieu.   
Bien que ses jambes furent fort petites, il arriva rapidement à l'endroit désiré, à savoir un trou dans l'épaisseur de la canopé, qui permettait une observation des allentours. Agripant de ses petites mains couvertes de terre des prises peu visiles sur un hêtre au tronc remarquable recouvert de mousse, il y grimpa avec une agilité déconcertante, prouvant son adresse dans un domaine où bien des adultes ce serraient montrer incapables d'atteindre la moindre branche basse.   
S'instalant sur son perchoir de fortune, une main toujours accrochée à l'écorse brume , il scruta comme lui permit la brume le paysage qui se dessinait sous ses yeux persant.   
 
Le lieu où il se trouvait se situait sur une petite colline, couverte par une forêt où peu s'aventuraient. Celle si bordait un lac à la surface claire. L'eau de ce large bassin était alimanté par une rivière au flut important, qui prenait sa source plus au Nord, et qui passait par cette région avant de prendre la rute de la mer, et reflettait en cette époque de l'année, coloris magnifique des arbres flambouillants qui entourait les rivages couvert d'une roche grise et dure. L'etang était plutôt vaste, et comportait en un endroit deux petits îlots rendu inabitable par l'instabilité des sols. De nombreux poissons et espèces aquatiques évoluaient dans ses eaux claires qui étaient épargnées par le trouble de la boue, en cette saison. Seul quelques cris d'oiseaux venaient d'ordinaire briser le calme du lieu qui amenait au repos.   
 
Malgré cela, la nature environante était des plus sauvage. Le village le plus proche était à cinq kilomètres du lieu où se trouvait l'enfant, et était habité par une majorité de paysans qui n'avaient jamais été en ville. Il cultivaient depuis des génération cette terre qui leur avait été légué par leurs parents, mais nombreux d'entre eux avaient rêver fuir la vie dure qu'ils menaient pour trouver un peu de confort dans les grandes aglomérations. La bourgade de Darja était situé à même distance de Käa que de Boor, et les villageois étaient pour leur fuite confronté à un choix dont ils ne parvenaient jamais à trouver une sollution et finissaient par rester sur le lieu de leur naissance et à poursuivre la tradition ancestrale de culture de la terre. Celle ci était plutôt pauvre à cet endroit, ce qui ne facilitait pas leur vie. Peu r'attaché au reste de la civilisation, c'était une communauté qui conservait, malgré la présence des grandes religions, une très forte attache aux anciennes coutumes, et était toujours acceuillant avec les touristes.   
Mais peu d'entre eux osaient naviguer sur la surface calme du lac, préférant pécher sur la rive, et rester en dehors des histoires que l'on raccontait sur les profondeurs de la retenue d'eau. La campagne qui l'entourait, exception faite des cultures des hommes était pour le moins sauvage et dévasté. Des tertres couvert d'arbres irsutes parcouraient la plaine où quelques clotures tentaient de délimiter des propriétés sans maîtres. Quelques bois recouvrait des amas de roches brutes envahit par les mousses. Sur l'une des rives du lac, on pouvait encore voir des ruines qui dataient de nombreuses années au par avant, et certains anciens assuraient qu'il sagissait là d'une tour qui datait de la construction de Käa, qui avait été autrefois la première capitale du pays, avait que le pouvoir ne se déplace vers la côte, au Sud. Il ne restait en vérité que quelques pierres tout au plus, mais les enfants du villages aimaient y jouer. Plus d'une fois, le jeune garçon aux cheveux blanc avait voulu se joindre à leurs aventures de princesse et de chevalier, mais en vain. Malgré leur fascination pour les contes et les légendes, les humains se montraient toujours rétissant quand ils rencontraient l'un des êtres de leurs histoires.   
 
Le regard de l'enfant quitta se qu'il concevait comme étant la surface aqueuse pour reporter son attention sur un détail du décors.   
Toute proche de la berge, à quelques toises à peine du chemin qui contournait le lac, une fumée blanche s'échapait d'une roulotte faite d'un bois aux tons étrangement sombres et magnifiquement travaillé, de formes diverses. De nombreses lanternes de couleurs chaudes y étaient suspandues, mais ne dégageaient aucunes lumières. Un feu de camp avait été fait juste devant la porte d'entrée de la caravane, mais semblait s'être éteint pendant la nuit. Tout proche de l'habitation mobile, on appercevait trois chevaux. L'un avait une robe noire et possedait des balzanes montant jusqu'au haut des canons, ainsi qu'une liste couvrant du front au bout du nez. Le second était une jument gris aux larges naseaux et aux jambes immenses. Elle semblait dormir, alors que sa pouliche, à la robe isabelle tètait avec avidité.   
Mais Le bruit qui semblait venir du chemin, arrivant directement de Darja, obligea le garçon à quitter des yeux sa propre maison.    
quelqu'un venait sur la petite route de campagne. Il pouvait entendre de plus en plus nettement le pas des sabot sur le gravier, le crissement du bois des roues, de hennissement des bêtes de trait.   
 
Quittant son observatoire avec autant d'agilité que possible, il reprit sa course, devalant le petit sentier qui le ramenait vers la roulotte. Bien vite, il quitta la forêt pour se retrouver en terrain découvert, et ne s'arreta qu'une fois arrivé à une dixième de mètres du camp, se retournant, près à voir surgir les monstres de la brume.   
 
 
Le Silence.   
Tout n'était que silence et que torpeur, dans cette prison immaterielle de l'esprit insésissable et grotesque.   
Aucuns sons, pas la moindre musique, la moindre note sadique d'un chant mesquin et trompeur d'un bourreau avide de voir une souffrance et une peur accrue dû à la perspective de nouvelles douleurs plus grandes encore sur le visage blachard de sa victime. Rien que du silence. Et quoi de pire que cela. Car lorsque rien de parvient à nos oreilles, lorsque l'on de consoit plus de bruit de chaque choses et mouvements, on pert un peu plus que sa conscience, un peu plus de son état de vie.   
L'eau était partout et avec cela l'infini innébranlable du mutisme total des sons. La cage liquide permettait la vie, le mouvement désesépé, la vue restreinte d'un univers immensément noir et trouble, le goût d'une eau sale et salée, le froid éternel.    
Aucuns corps extérieur, juste du froid. Un froid qui vous clou comme la peste, une sensation si atroce qu'elle vous coupe en un rien toutes envies de quoi que ce soit, l'impression de ne rien ressentir. L'Etat de n'être plus rien.   
La jeune femme était immobile dans cet océan brumeux, un position feotale, sans gestes, car elle avait fini par comprendre, après des années à gesticuler sans résultat, que tout cela était inutile, qu'il était vain de vouloir s'échapper de ce qui n'existe même pas dans le monde des mouvements. Ses cheveux immenses disparaissent vite dans l'obscurité ambiante, mais semblaient malgré cela habité par une force qui les dressent, ils flottent comme elle dans un liquide bleuté, une mer de larmes et de desespoir. Ses yeux sont grands ouvert mais elle ne voit rien que du vide, elle ouvre la bouche mais ne goutte rien que du vide, elle ne peut respirer sans aspirer en même temps que de l'eau immaterielle, elle tend l'oreille mais ses sens ne sont fait que de vide, elle est le vide et le chaos, elle n'est plus rien que de cette même matière de rien, à jamais prisonnière d'elle même par une magie si puissante que nul ne pourra jamais l'en tirer à par elle même. Mais ça elle l'ignore, car sa propre conscience est endormie, elle est plonger dans cette océan de songe et de sommeil qui l'oblige à jamais à n'est jamais éveillé. Quoi de pire que qu'une prison pour un condamné, vivre cloitré dans une carge, entre des barreaux jusqu'à ce que l'âge, le temps et l'esprit les acceptent que tout ne soit plus qu'abandon ?   
 
Anaria s'eveilla en sursaut, se redressant dans sa couche. Ses yeux restèrent aguard quelques instants, jusqu'à ce que la brume noire qui s'étaient formée devant les pupilles disparaissent. Halletant, elle posa doucement son front blanc sur ses genoux, passant l'une de ses mains sur son visage trempé de sueur. Reprenant enfin conscience, comprenant qu'elle venait de se réveillé, que tout cela n'avait été qu'un cauchemar, elle tentat en vain de se calmer. Mais ses nerfs étaient encore à blanc, tendus, incontrolables, et elle le put se retenir de pleurer, doucement, sans bruit, comme une enfant qui fait de mauvais rêves et qui appelle dans la nuit une mère morte.   
Ce n'était pas la première fois qu'elle revoyait en songe la prison dans laquelle elle avait passé tant et tant d'années, mais à chaque fois que cela se porduisait, les sensations étaient alors si fortes, que malgré le rêve cela devenait bien vite insupportable.    
La jeune femme se laissa tomber sur son lit, respirant lentement, chassant du revers de sa main les larmes amères qui avaient coulé sur son visage aux joues saillantes.   
Portant sa paume sur son ventre, elle constata qu'elle était à peine vêtue d'une tunique légère, et que malgré le froid piquant qui engourdissait l'air de la roulotte, elle ne semblait pas souffrir pour autant de ce phénomène. Posant son profil droit sur l'oreiller recouvert de velour ocre, elle remarqua la cause notoire de sa narcoleptie, à savoir une bouteille faite d'un verre aux tons cristalins, remplis d'un liquide sans couleurs, qui ne remplissait plus qu'un dixième du récipient.   
En effet, une douleur se fit alors sentir aux tempes de la belle dormeuse, comme si l'on frappait avec violence cette partie sensible du front à l'aide d'un pieu et d'un maillet.   
Fermant une seconde les paupières, constatant une furieuse envie de rendre le repas de la veille au soir, qui n'avait pas été fameux, elle remarqua alors qu'il manquait quelques chose à la vision qu'elle venait d'avoir de la pièce. Rouvrant les yeux, elle détailla du regard chaque recoin de l'interieur de la roulotte.    
Ce n'était pas bien grand, il fallait le dire, et la majeur partie de la place était encombré par des centaines de fioles aux couleurs diversent, de flacons coutenant des liquides troublant, des animaux baignant dans je ne sais quelle substance, de boites, des plantes séchées, et de tout ce qu'une sorcière peu entreposer, même dans un si petit espace.   
Allongé sur un lit qui aurait put acceuillir deux personnes avec aisance, elle n'était qu'à cinq pas à peine d'un lit en hauteur d'une personne. A par cela, il n'y avait en vérité que bien peu de meuble, une table, quelques tabouret, une multitude d'étagères, des placards où étaient caché maintes mixtures, potions en décantation, et autres objets ocultes. Mais bien que tout ce spectacle semblait n'être qu'une apologie du cahot sur l'ordre, il n'en restait pas moins que l'ensemble avait un caractère doux et chaleureux, malgré la température qui était similaire à celle de l'extérieur. De nombreuses toiles aux couleurs bordeau, rouge, et violette étaient tendues sur les murs de bois. Beaucoup de chose étaient suspendu et tombaient inertes du plafond, lanternes, bougeoir, mobiles de corde, de fleur et de plumes. Bien que l'on remarquait quelques instruments accroché sur les parois, elles étaient pourtant presque toutes recouvertes par un amoncellement de bouteilles, dont on ne pouvait deviner le contenu.   
Mais dans cette confusion, il manquait bien quelques chose. Et cet élément était sans nul doute ce qui était le plus précieux de tout. Son fils.   
 
Anaria se leva doucement, en s'appuiyant sur la petite commode qui se trouvait juste à côté d'elle, et où était posé un grand miroir de bronze poli. Observant son reflet, elle expira avec lassitude. Attrapant une petite pièce de tissu blanc, elle l'humidifia avec un peu d'eau qu'elle avait ramené du lac la veille. Le contact de l'eau était glacé, mais cela lui permit de reprendre pied, et de se sentir un tout petit peu mieux.    
La peau de la jeune femme était aussi blanche que la neige d'hiver qui tombe sans bruit, et nulle honte ni aucun froid n'aurait put lui faire perdre cette teinte qui ressemblait tant au visage des morts. Le sien était marqué par les années, fatigué par la route, par la faim, par l'alcool et la drogue qu'elle consomait avec autant de réguliarité qu'un diabétique consome son insuline.   
Attrapant une petite boite, elle en ouvrit le couvercle et en sortit une cigarette, qu'elle porta à ses lèvres bleutés et sombres. Une fois qu'elle fut allumée, elle retourna devant le miroir et entreprit de se rendre présentable. Elle m'aimait pas montrer à son enfant à quel point elle était malade. Coiffant lentement ses cheveux long cheveux noirs, elle songea un instant à ce qu'il pouvait bien être en train de faire, espérant tout juste qu'il allait bien.    
L'élever seule n'était pas une tache facile, et de plus en plus, elle voyait sur le visage de son fils, le désir d'avoir une véritable famille. Attrapant une à une les mèches disparates qui tombaient sans gènes sur ses épaules presque nues, elle les attacha en un chignon qui tenait bien mal, à l'aide d'un peigne en cuivre. De nombreux cheveux s'en échapèrent aussitôt, coulant à nouveau avec maladresse sur son front lisse.   
 
L'elfe se rassit sur un coin de la couche, retirant d'un geste sa tunique. Son corps nu laissant apparaitre sa maigreur, mais aussi la beauté de ses formes, rendues plus rondes par la grossesse, et la force que chacun de ses membres. Ses épaules paraissaient frêles mais souples, se poursuivant sur des bras blancs, où trônait un tatouage païen. Ses poignets aux aussi étaient parcourut de serpents noireâtres marqué par quelques unes de ses techniques anciennes. Sur ses doigts avaient été tracé des cercles qui remontaient régulièrement sur ses phalanges.   
Ses seins laissaient apparaitrent des auréoles bleu nuit, et son ventre était des plus beau, plas et attirant, s'accompagnant de hanches larges et entrainantes par leurs doux mouvements. Son dos, strillé par des marques ineffassables, surmontait des fesses rondes et rebondis, ainsi que des jambes belles et interminables.   
Attrapant l'une de ses robes, Anaria la passa rapidement, et fini de s'habiller en ajustant la ceinture à sa taille. C'était un vêtement très simple, dont de tissu rouge sombre tombait avec fluidité sur ses pieds nus. Le col formant un ovale, laissait apparaitre la naissance de ses seins, où tombaient quelques mèches sombres, ornées de perles d'ambre.   
Ecrasant le reste de sa ciragette, elle souffla une dernière bouffée, lorsqu'elle entendit un bruit au dehors.    
 
En quelques pas, elle fut à la petite fenêtre qui donnait sur le chemin, et serrant dans l'une de ses mains de rideau pourpre, elle passa la tête par l'ouverture pour mieux voir ce qui ce tramait.   
Un enfant arrivait en courrant, dévalant la pente douce qui menait jusqu'à la roulotte, pointant du doigt une forme flou qui avançait dans la brume.   
Laissant la toile se refermer sur la fenêtre, elle alla jusqu'à la porte de la caravane, ouvrant les deux pans de bois taillé de mulpiple formes diverses, représentant pour la plupart des motifs floraux et des entrelas complexes.   
Sa voix s'éleva alors dans les profondeurs du brouillard. Elle était d'une beauté rare, claire et pure comme du cristal.   
 
" Emrys ! "   
 
Le jeune garçon se retourna lorsque sa mère l'appella, et devant l'insistence de celle ci, il vint la rejoindre devant leur pauvre demeure.   
La jeune femme, prit son enfant dans ses bras, remarquant que ce dernier me pouvait détourner son regard de ce qui approchait.    
Alors, elle aussi tourna les yeux vers la brume, tentant de perser à jour ce qui semblait tant interresser son fils. Et quel que soit ce qui sortit des méandres blancheâtre de ce froid matin d'automne, il va sans dire qu'il ne pourrait passer leur route sans accorder la moindre attention à cet enfant solitaire et aux yeux ennivrant de cette femme si triste et pourtant si belle.   

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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 01:56 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Kaomiru
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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 20:31 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Cela faisait trois jours déjà qu’ils avaient quitté Böor. Ils y avaient passé une bonne semaine après la rencontre des jumeaux et n’avaient pas connu de répercutions de l’incident qu’il avaient causé le premier jour. Toute la troupe était donc restée quelques jours pour se reposer, gagner un peu de sous, faire des provisions, et enfin ils se remirent en route.

Les caravanes formaient maintenant un important convois composé de deux caravanes (et demi ?) ainsi que quelques chevaux. Kaomiru était dans la roulotte de tête et tenait les rênes. Lomi était assis à côté de lui et lisait tranquillement un bouquin poussiéreux, au contenu probablement aussi chiant et incompréhensible  que madame Bovary et le colonel Chabert réuni pour diner. Néanmoins il avait l’air profondément plongé dans son bouquin acheté dans une des nombreuses librairie de la citée universitaire , et rien ne semblait pouvoir nuire à sa tranquillité. Kaomiru le regarda lire, les sourcils froncés comme s’il était en train de déchiffrer les mystères de la vie, l’univers et du reste. Ce brave gosse devait avoir bien mal au cul, à force de rester assis depuis des heures sur cette banquette en bois grave dur. Il sourit et déposa un baiser sur son front. Un bruit de sabots à sa gauche se fit plus empressé et le marionnettiste releva la tête pour apercevoir Elyah se rapprocher d’eux et se mettre à leur hauteur.

Les deux hommes s’entendaient plutôt bien, ils avaient des affinités communes et partageaient des petits plaisirs simples comme la broderie des perles sur les sari colorés de Kao, les soirées Tupperware et les longues discutions sur leurs nombreux traitement capillaires. Le marionnettiste lui sourit et lui demanda comment il allait.

« Pas trop fatigué Elyah ? On va pas tarder à faire une pause, je crois que derrière ils commencent à en avoir un peu marre. »

(une question, Zenda monte avec Elyah ou elle est dans une caravane ?)
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Zandel & Hanzel
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Scorpion (23oct-21nov) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mar 11 Nov - 00:30 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Le vent en poupe, les deux jumeaux précédaient la troupe d'Utopia, ayant lancé leurs deux bêtes au grand galop. S'élançant dans des courses folles, levant toute la poussière dans la brume matinale, ils étaient tous les deux bien réveillés pour une fois.

Il faut pourtant avouer qu'ils n'étaient pas franchement du matin.

Mais les mystères des chemins d'Amos étaient plus forts que les matelas d'herbe.

Découvrant des paysages qu'ils n'avaient pas encore eut l'occasion de voir, ils se sentaient tous deux aussi puissants que des géants parcourant des contrées vierges de toute vie. Se distançant sur des chemins un peu plus difficile, en testant d'autre pour assurer le passage des caravane, leurs faucons sifflaient dans le ciel. Leurs montrant d'autres sentiers plus abordables.

Se lançant des défis, les jumeaux faisaient alors demi tour a celui qui irait le plus vite rejoindre la troupe d'Utopia. Leur indiquer le chemin a prendre. Puis ils repartaient dans une course effrénée, comme deux gosses qui n'auraient pas jouer ensemble depuis bien trop longtemps. Les deux frères avaient besoin de se défier de temps a autre. Des fois méchamment, afin de se constituer un tableau de chasse et de compter les points pour se différencier l'un de l'autre, d'autre fois par nostalgie. Ils regrettaient tous les deux, sans se le dire, l'époque où, à eux deux, ils faisaient les quatre cents coups.

Pas un bruit ne régnait ici.

Ils débouchèrent alors près d'un immense lac. La surface de l'eau était emplie de brume, et le sentier bordé d'une forêt, qui, après ses aspects des plus mystique, offrait une densité impressionnante. Les deux frères tirèrent sur les rênes de leurs bêtes ébènes, les faisant ralentir. Était-ce une bonne idée de passer par ici? Hanzel siffla son aigle, qui ne lui répondit pas et continua sa route. C'était le signe qu'aucun autre itinéraire n'était possible. Faisant prendre une marche lente a leurs chevaux, les deux frères admirèrent alors les lieux qui prenaient une grâce certaine aux abords de cette vaste étendue d'eau. L'encolure courbée des nobles animaux aux robes plus noires que les plumes du plus ténébreux d'un corbeau, semblaient se ployer sous le respect qu'imposait cet endroit, et le silence d'Hanzel et Zandel en témoignait le reste.

Marchand au simple son du claquement des sabots sur la terre battue, ils discernaient quelques ilots, quelques collines derrière l'épais vole brumeux du matin. A chaque respiration silencieuse qu'ils faisaient naitre de leurs bouches, un âpre volute de fumée blanchâtre sortaient de leurs lèvres, semblant aller épaissir un peu plus ce brouillard éphémère. Hanzel leva la tête vers les deux aigles qui tournoyaient dans le ciel, attendant leurs maitres. Puis, ils furent surpris de les entendre percer l'air de leurs cris stridents, indiquant une présence.

... Un danger ou pas? Il fallait se méfier... Depuis l'affaire de Böör mieux valait être sur ses gardes. Surtout que la milice ne se gênait pas pour patrouiller a son aise hors de la ville... Les oiseaux se stoppèrent alors dans le ciel, laissant deviner l'emplacement de l'individu en entamant une danse circulaire dans l'air. Zandel regarda derrière lui. Les caravanes pointaient doucement le bout de leur nez au travers du rideau de brume, ils avaient donc le temps de se rendre là bas, en temps qu'éclaireurs avant qu'une éventuelle catastrophe ne se produise.

Donnant une immense claque sur la croupe de son cheval, Zandel s'élança alors sur la route sèche, laissant les sabots de l'animal frapper le sol dans un bruit et une cadence infernale. Son frère, un peu perplexe le suivit alors sans hésiter, dans un galop a couper le souffle, ils se défiaient une fois de plus. L'ainé était vêtu d'une ample chemise blanche, surmontée d'une fine cuirasse de cuir sombre, comme son pantalon et ses bottes. Cette dernière étaient a manches courtes, coupée en entrelacs délicats sur le poitrail, elle laissait apparaitre une grosse ceinture, avec une boucle argentée imposante, reliant les poignards et la dague que les deux jumeaux avaient ensemble. Le tout légèrement ouvert sur son torse pour... profiter de l'air matinal. Ses cheveux blancs étaient attachés dans une natte basse, dont quelques mèches s'échappaient sensuellement sur son visage. A l'inverse, son frère, qui lui, ne portait pas un pardessus de cuir noir, mais couleur de terre, tout comme ses bottes, avait repris la coiffure habituelle de son jumeau, relevant ses cheveux en une queue de cheval haute.

Arrivé a la hauteur des faucons, les deux jumeaux trouvèrent une caravane des plus humble... Ce qui ne représentait pas un danger en soit. Ils ralentir quelque peu leur cadence, sans pour autant mettre leurs bêtes au trot, et passèrent la demeure, s'arrêtant net quelques mètres plus loin. La voix de l'aîné se fit entendre, calmant son cheval. Il descendit. Et marchant doucement vers le lac, pendant que son cadet accueillait les faucons sur son bras ganté, leur donnant un peu de nourriture et les félicitant pour leur zèle.

Zandel lui, se pencha vers l'étendue d'eau, laissant sa tresse s'échouer sur l'herbe de la rive, il attrapa un peu de liquide dans ses mains et s'en aspergea le visage, mouilla quelques mèches qui s'y trouvaient. Puis, sans bouger, il tourna son regard vers la caravane et croisa le regard d'une mère et de son enfant. Sa vision ne le troubla pas. Elle lui rappela vaguement quelqu'un. Puis sans plus de manière, il lui lança un sourire charmeur et provocateur et remis ses gants.

Bien sur, elle était belle. Cela va de soit. Les jumeaux ne draguent pas des laiderons. Ils se contentaient de jolies filles, mais se délectaient plus des nanas dans le genre de celle qu'il venait de voir. C'est pour ça qu'il s'était permis ce sourire. Ils repasseraient, et ils se reparleraient, il le savait pertinemment. Et elle finirait comme toutes les autres, pour son bon plaisir, et le sien. L'ainé retourna alors près de son cheval et y remonta, alors que son frère relançait les oiseaux dans le ciel d'une teinte pastel. Le plus grand des frères esquissa un sourire à l'autre et lui déclara a mi-voix.


- " Garde toi Mana s'tu veux, celle là, elle est a moi. "

Hanzel haussa les épaules.

- " Comme tu veux, s'tu veux être daron c'pas mon problème. "

Son ton était assez septique, ce qui alluma encore plus le regard de son frère.

- " Qui t'parle de ça...? "

Il soupira et tira sur les rênes de son cheval, le lançant alors au galop vers la troupe d'Utopia. Son frère le suivit, et dans l'adrénaline de la vitesse, ils rejoignirent les caravanes, afin de les accompagner dans leur voyage. C'est Hanzel qui prit la parole en premier, résultant les faits.

- " Bon y'a une pleupleu et son gosse la bas, mais j'pense pas qu'elle soit méchante. Pas de danger autrement. "

Zandel esquissa un sourire avec une certaine once de malice non cachée.


- " La pleupleu, j'me la garde "

Puis, d'un geste de main, il fit tourner la bride et son cheval fit un détour, trottant sur le bord de la rive. Ce prochain chapitre semblait être intéressant et plein de rebondissement. Bien... la compagnie de cette nana serait surement plus agréable que celle du coyote en tout cas.

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Elyâh Ethylercan
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MessagePosté le: Mar 11 Nov - 01:34 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Profitant d'un instant de calme et de relache, Elyäh balançat sa tête en arrière, fermant quelques secondes seulement ses paupières, se délectant de l'air piquant et espiègle du frai matin. Il connaissait cette route pour l'avoir accomplit une ou deux fois, mais il ne pouvais s'empécher d'être étonné à chaque passage par l'âme étrange de cet endroit étonnant.
Il aimait ce lac et ses alentours. Les habitants qui vivaient sur ses berges aux Nord n'étaient pas pervertit par la société orgeuilleuse et par les désirs futils, ils vivaient simplement, même si les jeunes gardaient malgré cette frappante attache aux traditions un lien certain avec l'extérieur qu'ils ne désiraient qu'aller retrouver.

Ce fut alors que son cheval trébucha, tant par la route qui puisque peu empreinté était jonchée de rocs et de caillasses, que par la présence d'une passagère clandestine sur sa selle.
Zenda, qui ne semblait aux yeux rubis du lycan que plus belle dans la lumière tamisée de la brume était en perpétuelle étude de l'animal qui les portait, lui machouillant les crins aux tons crème, jouant comme une enfant avec les oreilles de la pauvre bête qui commençait à se faire lentement à sa compagnie.
Le jeune homme s'était souvent posé la question de savoir si la dragonne pouvait communiqué avec la monture, sans avoir de réponse.
Resserant un peu plus son emprise sur les rènes de cuir tressé, il passa à nouveaux sa main sur le ventre de la jeune femme, pour lui éviter une fois de plus une quelconque chute désastreuse. Cette tache était bien difficile, puisque la belle personne était étrangement attiré par le sol, ou plutôt par quelques flaques d'eau qui y prenaient des vancances.

Et là, ce fut le drame...le Lac !!! Prit de panique, Elyäh ne put s'empécher de penser et d'envisager l'inévitable...un bain matinal dans les eaux gelées. Prise de conscience, il piqua les deux et lança son cheval au trot jusqu'à la caravane de Kaomiru, qui tenait la tête du convoi, se plassant de telle façon que Zenda ne puisse distinguer de ses yeux les formes dormantes du large étang.

Le jeune homme était vêtu de manière assez simple, un pantalon qui moulait à merveille les formes avantageuses de ses jambes, une chemise de cuir souple, où un motif animal se ditinguer parmis d'autres. Le haut était surmonté d'un par dessus de grosse toile brune à plusieurs pans qui tombaient de ses épaules solides jusque sur la croupe de l'animal. Ses cheveux argentés étaient complètement lachés, et je n'ai pas à vous dire qu'ils étaient des plus ébouriffés, comme ceux d'un loup dans l'air humide et lourd.

Lorsqu'il perçut les notes graves de la voix du marionnettiste, il tourna le visage vers ce dernier. Ils semblaient tous fatigués, et Elyäh peut être plus que tout autre, car c'était dans sont sang d'apparaitre ainsi devant les hommes. Et puis, la nouvelle Lune était passée, elle entrait dans un nouveau cycle, qui se solderait par une nuit des plus déplaisante, assurément.

" Oui, tu as raison, nous sommes tous creuvés, il ne semble qu'il y a un terre plein un peu plus bas, aux abords du Lac. Ca ferra surement plaisir à certaines..."

Et finissant sa phrase, il ne put s'empécher de sourire en regardant le profil de la jeune femme qu'il tenait près de lui.
Sa présence lui faisait du bien, il y avait dans l'air, une atmosphère des plus mystérieuses, comme c'est souvent le cas les temps de brume, et il semblait entrevoir de son odorat de fauve, un parfum qui lui était familié, et pourtant, si lointain.
Puis tournant à nouveau son sourire vers son ami, il lui transmis sa bonne humeur maladive, bien qu'elle ne fut pas très en forme à cet instant.

Après le retour en fanfare des jumeaux, annonçant non seulement la présence d'une mère sexy et de son enfant sur leur route, mais également le danger qui semblait bel et bien absent ( vous y croyez vous ? *w* ), et prenant appui sur la garde de l'épée qu'il tenait à sa ceinture, il se tourna comme il put vers la seconde caravane, qui suivait de près la première, pour que tous entende sa voix caverneuse et suave.

" Attendons de les avoir dépasser pour s'arreter..."

Et adressant un regard amusé avec les deux frères, il reprit sur un ton moqueur.

" Car après tout, quoi de plus dangereux qu'une femme ? "

Une fois la plaisanterie passée, ils avancèrent encore, et les quelques toises qui les séparaient de l'habitation de nomade furent réduite à l'état de néant.

Se fut alors qu'il la vit, et son coeur en fut des plus tourblé, car elle apparaissait de la brume tel un songe, une créature de tous ses cauchemars, serrant avec conviction un enfant contre son sein, un enfant qui lui ressemblait tant.
Et sans qu'il ne puisse s'en expliqué, sa mémoire se troubla, et seule restait la vision qu'il avait, comme ils l'avaient ous alors de la jeune femme. Il ne lui vint même pas à l'esprit que le sujet de toutes ses recherches vaines et disparates avaient enfin abouties. Car si le temps n'affectait pas la mémoire des elfes, il n'est pas impossoble que les milliers de souvenirs qui la composent se mèlent et s'entremèlent par moment.
Il y avait soudain dans l'air une odeur envoutante d'herbe coupée, de fleur des champs, un parfum aimé, qu'il ne pouvait reconnaitre.

( Post à chier, mais on va dire que j'ai un tel mal de crâne, que je me pardonne moi même cette écriture à jeter aux chiottes, sans transitions... bonne nuit, demain Mana et Nena ah ces dragons, toujours fidèles à eux même... )

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MessagePosté le: Mar 11 Nov - 19:18 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Après avoir passé une bonne semaine dans la ville universitaire de Boor, la compagnie de babacool avait enfin fini par lever leur cul pas si terreux que ça et à reprendre la route, enpreintant le chemin indiqué par leur nouveau chien de la meute alias maman Elyäh.
Le fait de suivre cet itinéraire où peu de voyageur et de commerçant faisaient route en cette saison leur apportait un peu de calme bien agréable, après l'agitation entêtante de la grande ville.
Et oui c'est ainsi, les bab sont des créatures volages qui aiment passer leur journée à rien foutre dans les lieux retirés de toutes civilisations industrielles, dans un coin simpa entouré par des cascades, de la verdures, une ou deux caravanes, de la bonne bouffe à volonté et de la musique simpa, sans oublier ce qui était acché dans la roulotte de Kao, ce qui reste évidement à consommer avec modération.

Mana commençait à être un peu creuvé. Non mais quelle idée de faire la route de nuit ??? S'ils avaient pris ce chemin où on croisait jamais personne, c'était bien pour pouvoir aller à leur gré, sans craindre de croiser quelques fanatiques partit cueillir des pitis champignons dans les sous bois.
Attrapant la gourde qui se trouvait près d'elle bien calée pour éviter une chute, elle arracha le bouchon de liège avec les dents, tenant dans l'autre main les rènes du cheval qui tirait leur caravane.
L'animal à la croupe grise avançait sagement, bridé de cuir et de cordes épaisses qui le rattachait à l'habitation.
Avalant un peu du liquide qu'elle contenait, elle vida le récipiant avant de la balancer à l'intérieur de la carlo.
Elle avait un mal de cul pas poss et un désir innébranlable d'aller prendre un bon bain chaud.
C'est alors qu'elle se rappela un fait des plus dérangeant...sa petite culotte préférée était toujours retenue en otage par le cadet des jumeaux, et il lui fallait au plus vite mettre en place un plan d'attaque pour la récupérer, d'autant plus que le jeune homme en profitait pour la faire chanter à tor et à travers, mais au fond, la jeune femme aimait ça. Car il est de mon devoir de vous ouvrir son petit coeur brûlé...plus elle le connaissait, et plus il la faisait chier. Mais contre toutes attantes, elle en était malgré tout heureuse, car cela prouvait qu'il faisait attention à elle.

Vous allez me dire que l'esprit des femmes est bien complexe, je vous dirais alors que je me passerais de toutes réponses, puisque c'est la pure vérité.

Mais Mana aimait le calme de cette région, elle savourait le silence de l'air immobile, l'eau du lac semblait elle même se retenir de clapoter lentement pour ne pas brisser cette harmonie tranquile et emplie de détente...c'était un véritable havre de paix, si on oubliait les deux couillons qui s'éclatait à réveiller tout le monde.
Ils allaient galopant sur leur étalons ébènes à des hallures folles, oubliant le détail qu'il était à peine 7h de mat !! Non mais oh ça vous arrive de respecter le sommeil des autres ??????
Fronçant ces sourcils qui avaient une teintes peut être un peu plus sombre que celle de ses cheveux, mais restant dans le dégradé superbe du rouge, elle sortit de l'une de ses poches une cigarette, qu'elle alluma avec celle qu'elle venait de finir, puis jetta le mégot dans un petit récipiant qui se trouvait à ses pieds.
Ceux ci étaient couvert par une paire chaussures de cuir noir plates dont un ruban de même couleur s'échappait et remontait en serpentant sur le mollet musclé de la belle. La jeune femme avait passé une petite robe au col pigeonnant. Les manches courtes laissaient nus ses bras dont les poignets avaient été couvert de deux bracelets d'argent ciselé. La tunique qui s'arretait en réalité que pour cacher de courbe délicieuse de ses fesses offrait la à vue des plus émérites l'apparition d'une paire de jambes interminables.

Elle avait conduit une bonne partie de la nuit, laissant la jumelles se reposer à l'arrière en présence d'Elenwë qui faisait route avec elle. Et bien lorsque ce fut à son tour de dormir, elle préféra les laisser tranquil, prenant sur elle pour rester éveillant, buvant un thé fort et fumant comme à son habitude.
Il avait passé la village depuis trois quart d'heure environs, et quitté ses allentours et ses champs pour laisser place à une nature quelques peu plus sauvage. Découvrant cette endroit couvert par la brume âppre de la matiné, Mana entendit revenir au galop les deux zozios, et approuvant l'idée du marionnettiste et d'Elyäh, elle forcat l'animal de trait à accroitre la cadance de ses pas.

Lorsqu'il passèrent devant les deux voyageurs, elle contempla avec attention leurs visages, et fut de suite choquée par un détail de taille. Ils n'étaient pas humain, et s'emblait même appartenir à la classe des elfes, de par la force innabituelle de leurs oreilles et par leurs traits fins.
Se rappelant la liste de toutes les classes et races de cette espèce a part entière, elle n'arriva pourtant par à mettre un nom sur la leur. Ils n'étaient pas de ceux que l'on voit dans les bois, les sylvestres sauvages, ni même du sang de sa propre mère, membre des elfes gris, ou bien tout simplement du rang des hauts elfes, qui avaient normalement complètement disparus de la Terre d'Amos des siècles au par avant. Et bien qu'ils semblaient partager les caractéristiques de tous, ce mystère ne lui fut pas révélé. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle rencontrait un elfe dont le sang était incertain, Elyäh était l'un des exemples les plus frappant.

Mais quelques chose frappa la dragonne, sans qu'elle ne put l'identifier pleinement. Comme si elle les connaissaient déjà, ou l'un de leur proche.
Puis, elle quitta sa contemplation et son questionnement pour se concentrer sur le chemin qui se poursuivait.
Elle n'eut pas le temps de comprendre que l'éclat qui luisait avec orgueil dans le regard enfantin du jeune garçon et de sa mère était le même que celui présent dans les yeux de sang du lycanthrope qui passait lui aussi sans rien voir.

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Nena
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MessagePosté le: Mar 11 Nov - 20:00 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

La roue de la roulotte heurta une pierre de bonne taille qui avait du chutter de la pente douce qui conduisait au chemin lors de la dernière averse, se qui ebranla la caravane. Le choc, bien que minim eut pour conséquence de réveiller une belle endormie.
Nena ouvrit les paupières, révélant des yeux plus bleu que la glace à l'air glacial qui reignait à l'interieur de la petite pièce.
Prise d'une envie que l'on ne peut détruire, elle attrapa avec fermeté le cousin de plume qui avait glissé de sous sa tête pour l'écrasser sur son visage pâle. Il faisait joue, ou du moins, la lumière du matin entrait avec violence par les deux fenêtres de la roulotte des ,jumelles, et c'était totalement impardonnable !!
Executant cette action avec un grognement des plus sexy :

" MMmmmmmMMmmmmmmmwotjatafffffhhh "

Qui devait sans nul doute vouloir dire : " fait chier c'est déjà le matin, laisse moi encore dormir un peu Mana je veux pas aller à l'école les profs sont tous des cons. " elle se rendit alors compte non seulement qu'elle n'était pas dans son pieu, mais dans celui de son aînée, mais en plus qu'elle était complètement ridicule alors que...

* Gloups *

Laissant dépasser l'un de ses immenses yeux de sous le coussin dans la couleur devait être le rouge, elle l'entrouvrit discrètement, et remarqua qu'Elenwë était bien là, et que son regard semblait être perdu dans la conntemplation du dehors.
Puis, avec autant de sexy attitude dont elle était capable au réveil c'est à dire beaucoup pour un réveil aussi matinal, elle repoussa l'oreiller et s'étira comme un félin sur la couche de sa frangine. POurquoi n'avait-elle pas dormit dans la sienne...pas la moindre idée, peut être était-elle si fatiguée qu'elle s'était écroulé dans les bras fort du nécromant qui l'avait déposé avec délicatesse dans le lit le plus proche. Et je dois le dire, c'est très difficile de porter quelqu'un qui dort dans un lit en hauteur ( ça sent le vécu non ? ).

Puis la jeune femme se redressa et regarda Elen avec tendresse, malgré les cheveux immaculés qui tombaient sans gène devant son beau visage. Elle lui sourit, et se leva lentement, allant directement à l'une des commode qui se trouvait dans cet espace restreint, elle ouvrit un tiroir pour en sortir une tenue pour la journée, puisque la nuit avait froissé celle qu'elle portait alors.
Tirant un rideau qui se trouvait dans un coin de la pièce, les séparant par cette fine parrois, elle s'habilla en silence.
Elle passa un haut vert sombre qui laissait ses épaules nues, mais couvrait entièrement ses bras par des manches larges qui se resserraient au niveau des poingnets et tenait à son buste par la présence de ruban large qui passaient sous ses bras et passant que ses clavicules, s'attachaient au niveau des homoplates par deux anneaux argentés.
Se glissant dans une jupe longue aux tons chaud, elle enfila en vitesse une paire de balerines et détruisit la division de la pièce.
Puis elle s'approcha du jeune homme et toujours souriante, lui déposa un baiser doux sur la joue en signe de bonjours.

Elle avait la flemme d'aller voir ce qui se passait à l'exétieur, après tout, ils semblaient très bien s'en sortir sans elle, alors pourquoi aller se fiare chier quand on peut rester en si bonne compagnie ?
Attrapant une cruche qui était bien callée à terre, elle sortit des placards deux verres et les remplit d'un liquide qui devait être du thé...glacé. Et ouai que voulez vous, quand on a plus de bois pour chauffer.
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Elenwë
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MessagePosté le: Mer 12 Nov - 00:17 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

La troupe était partie bien tard. La nuit pointait a peine le bout de son nez qu'elle empaquetaient déjà les bagages afin de ne laisser aucune trace de son passage. Et c'est ainsi, que la monotone mélodie de la caravane berça doucement la dragonne qui offrait l'hospitalité à son morbide invité qu'était la mort.

Cette dernière n'avait d'ailleurs pas demander son reste, elle s'était assoupie dans les bras d'une personne qui pouvait très bien être douce... comme horrible. Pourtant, ce soir là, il l'avait gardée dans ses bras quelques instants et, pris de remords, il l'avait couchée sur un des lits de la caravane. Le plus bas, car les couches étaient superposées, et bien que Elenwë ne soit pas dépourvu de forces, il n'avait pas le cœur a la monter si haut. La recouvrant des draps aussi chaud que leurs couleurs, il l'avait regardée dormir a points fermés.

Dans ce moment pourtant baigné de chaleur, il souffrait de sa solitude éternelle. Lui, n'avait pas le droit au sommeil. Cet état de transe dans lequel vous ne bougez plus pendant de longues heures, bercé par le rythme de votre lente respiration, rêvant des choses hallucinantes. Elenwë avait oublié ce qu'était de dormir... Il s'installa alors a côté de Nena, en dehors des couvertures, ne sachant quel démon l'habitait pour qu'il aille ainsi tenter le diable. Se collant contre le mur de la caravane, il avait tout de même pris le soin d'enlever ses bottes et de les laisser au pied du lit. Seule sa chemise et son pantalon l'habillait. Sa tête vint se mettre a la hauteur de celle de Nena, respirant ses cheveux aussi blancs que les statues de marbre de Böör, la ville qu'ils venaient de quitter. Curieusement, il se surprit a passer un de ses bras sur le flanc de la jeune femme.

Le sommeil... Peut être suffisait-il de fermer les yeux pour tomber dedans. Il imita alors la dragonne, fermant ses paupières et respirant calmement. Se laissant bercer par le cahot de cailloux de la route.

Il ne s'endormit pas.

Il resta ainsi pendant de longues heures seulement, jusqu'à ce que l'idée que Matyë, toujours endormie dans la poche de sa chemise depuis l'incident de la ville du savoir, le fasse ouvrir les yeux et se relever avec une sueur froide affreuse. Il enjamba Nena pour retrouver ses bottes, sortit la petite créature de sa poche et devint encore plus blême qu'à l'accoutumée.

Son corps froid était aussi blanc que la neige des montagne, elle semblait endormie a jamais. Ses lèvres d'habitude aussi rouges que le sang, étaient plus bleues que la couleur du ciel nocturne, tout comme le bout de ses doigts. Et alors? Elle était morte après tout... Oui, peut être, mais un mort ne peut pas mourir deux fois... Cet état était le signe d'une faiblesse de l'âme. Endormie trop longtemps, celle-ci se détachait de son enveloppe charnelle.

Pour une raison que tout le monde ignorait, cette petite créature volante et insupportable était indispensable a la vie du nécromant. Ses pupilles rouges prirent se rétrécirent alors, laissant apparaitre son angoisse. Une sueur froide partit sur sa nuque, descendant le long de son dos. Il rapprocha ses deux mains jointes, tenant cette chose si fragile, et les porta a ses lèvres. Soufflant comme pour la réchauffer, il déposa un baiser sur la tête de Matyë, et, dans une voix encore plus inaudible que de celle qu'il usait pour parler, il murmura trois pauvres mots, qui rendirent au corps de la chimère, une simple chaleur viable. Doucement, elle reprenait des couleurs... Il ne fallait plus qu'attendre qu'elle se réveille.

Tournant la tête vers Nena, Elenwë lui laissa alors tout le lit, et alla s'asseoir sur le rebord de la fenêtre, une jambe pliée dessus, écartant les rideaux pour contempler le paysage. Dans la brume du petit matin frais, s'offrait les courbes d'un lac, les pentes et les arbres d'un lieu paisible. L'endroit était d'une beauté qui retenait la vue du nécromant. Tout paraissait neuf, frais, vierge de toute trace ou souillure humaine. Il replongea alors doucement dans ses pensées, tenant sa petite fée dans sa paume ouverte, sur sa jambe.

Il n'entendit même pas le bruit d'un tiroir de la commode qui s'ouvrait. Juste le bruit dérangeant d'une tringle qui crisse sous la torture des anneaux, lui imposant un rideau. Il tourna alors doucement la tête, et sans le vouloir, aperçut la douce silhouette de la jeune femme légère qui se changeait. Le rideau laissait voir ses ombres. Il s'interdit donc de profiter d'avantage de cet intéressant et alléchant spectacle et se replongea dans la vision du lac, et dans ses pensées éphémères et mortuaires.

Ce n'est qu'en sentant un baiser sur sa joue qu'il s'étonna et tourna la tête vers Nena, qui lui souriait et repartit chercher du thé. Le jeune homme baissa la tête pour, une fois de plus cacher ses joues rouges. Il alla s'installer vers la table qui trônait dans la caravane et y posa Matyë, toujours endormie, et comme morte sur le bois de ce support. Puis, sans lever les yeux sur la jolie dragonne qui se trouvait en face de lui, il but son thé. Sans plus de manière, sans une parole. Il ne voyait pas l'intérêt qu'il eut de prononcer quelques mots avant elle.

Elle ne se rappelait certainement pas de sa compagnie dans son lit, cette nuit. Et c'était une chance. Il ne voulait pas qu'elle sache qu'il était capable de s'introduire si facilement et si dangereusement près d'elle... Néanmoins, il croisa les bras après avoir reposé sa tasse sur la table, et regarda ailleurs. Puis quelques mots sortirent de ses lèvres, comme pour combler le vide qui se trouvait alors a ce moment là, comme pour essayer de combler le fossé qu'il y avait entre eux deux.


- " ... Bien dormi...? "

Sa voix n'était pas plus haute que d'habitude, au contraire, elle était encore plus basse, laissant sa tonalité et sa gravité ne pas faire trembler les murs frêle de l'habitation nomade.

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MessagePosté le: Jeu 13 Nov - 07:54 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Mélisandre avait décidé de faire le voyage assise à côté de Mana. En fait, elle avait un peu peur de rester seule dans la caravane du marionnettiste avec... enfin voilà quoi... je dois vraiment le dire ? Avec euh... c'est pas très délicat... ce monsieur particulièrement bizarre et chauve. Selon elle il ressemblait à un Mr Patate, mais c'est surtout à cause de ses propos sans réel sens et son caractère pervers qu'elle n'avait pas la moindre envie de rester seule avec lui.
Et puis elle préférait la compagnie de Mana. La dragonne n'était pas particulièremet causante, mais bon il faut se rappeller qu'à sept heurs du matin après une longue nuit de route, rares sont les gens causant. 

Mélisandre ne possèdait plus de sommeil, enfin plus à proprement parler. Il lui restait pour survivre le sommeil de l'âme, soit la méditation. Kaomiru le lui vait bien expliqué, elle n'avait plus de corps de chair à entretenir, mais un corps de bois qui réclamait des soins, et surtout elle avait désormais son âme à fleur de peur si je puis m'exprimer ainsi. Alors il lui fallait souvent méditer, et dans ces moments là, elle paraissait déconnectée de la réalité, et son corps semblait inactif, pareil à celui d'un pantin désarticulé. En ce moment elle était dans cet état, les yeux grand ouvert et ne faisant rien. Lentement son corps s'anima et elle dit d'un voix qui semblait revenir de loin :

"Nous nous arrêtons bientôt ?"
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Le soir, quand elle était exténuée de sa journée, elle devait s'étendre sur la pierre du foyer, dans les cendres; et comme elle en était toujours souillée et salie, les sœurs l'appelaient Cendrillon.

Mélisandre,
La Cendrillon du scandale.


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MessagePosté le: Jeu 13 Nov - 21:40 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

 (Attention attention, rencontrant en ce moment de gros problème avec mon ordi, je suis obligée de squatter celui de ma mère, avec lequel je n'arrive pas à me connecter avec Mana...donc les post de la belle dragonne de feu seront fait sur ceux de sa soeurette d'amour )


Post de Mana  
Mana avait une furieuse envie d’aller piquer une bonne tête dans l’eau glaciale du lac aux paresses, tant elle avait envie de dormir. Mais il fallait encore tenir un peu, quelques minutes, une heure tout au plus. Mais il semblerait que la jeune femme avait de la chance, car le lieu dont parlait Elyäh n’était en soit pas si éloigné de la caravane qu’ils venaient de croiser et de ses étranges occupants.  Respirant un bon coup, elle vit le lycanthrope prendre la tête du convoi, et galopant jusqu’au lieu dit, il stoppa sa monture.
L’endroit était plutôt accueillant. La route qui fait une boucle laissait comme une avancée de terre, une berge assez large pour permettre à toute la troupe de s’installer avec aisance, sans être trop proche du chemin. La terre qui constituait cette minuscule presqu’île n’était boueuse qu’en de rares points, comme les rives étroites où quelques plantes et racines tombaient sans ménage dans la matière aqueuse.  Le reste de la surface était couvert d’une herbe haute et illuminée par une somptueuse teinte verte que l’état de brume de l’air n’altérait en aucun cas.

La voix d’outre tombe de la créature de bois sortit quelques peu Mana de sa torpeur. La jeune femme tourna le visage vers Mélissandre, esquissant comme elle pouvait un sourire entendu.

«  Oui nous allons faire étape ici. »

Puis suivant les indications que leur donnait Elyäh pour manœuvrer les caravanes vers ce qui serrait bientôt le nouveau campement, la belle roulotte des jumelles sortie du chemin de Terre pour rouler avec lenteur dans l’herbe.

Ils finirent enfin par trouver une disposition, et les caravanes s’immobilisèrent. Chacun mirent pieds à terre et examinèrent les lieux, ce qui serraient pour un temps indéterminé…chez eux.
C’était ainsi pour les gens du voyage, chaque jour avaient ses nouveaux horizons, ses nouveaux visages.

Mana descendit de son siège et posa pieds à terre, s’étirant longuement, les fesses encore engourdies par la longue route nocturne. Prenant dans chacune de ces belles mains des cales de bois, elle s’accroupit, et les posa sous les roues de telle façon que celles ci ne puissent plus se mouvoir.
Cette action accomplit, elle se redressa en rejetant en arrière, et balaya du regard le reste de la troupe qui s’installait doucement. Chacun semblait apprécier l’endroit, le calme serein de ce lac silencieux. Ce serrait en quelques sorte des vacances au vert.
Puis la dragonne se tourna vers Mélissandre.

«  Peux-tu aller chercher du bois, il faut dresser le camp, et un bon feu ne ferrait de mal à personne. »

Se dirigeant alors vers le cheval qui tirait la caravane depuis bien des jours, elle défit les lanières de cuir qui le tenait attaché aux montants de bois. Puis retirant le licol qu’il portait à la tête, elle le laissa aller à son gré, broutant l’herbe grasse. Se tournant ensuite vers ses trois autres montures qui suivaient sa maison, elle les détacha, elles aussi. Il s’agissait de deux juments de grande taille et de robes différentes, ainsi que d’un poney aux crins gris et à la robe ocre.
Une ois que ce fut fait, elle fit quelques pas vers ce qui semblait être le centre de cercle de roulotte et entreprit de préparer le terrain pour aménager un feu.
C’est alors que son regard tomba sur ses poignets, qu’elle avait recouvert avant leur départ de bandages blanc. Par qu’elle fut blesser, mais elle avait découvert sur cette partie de sa peau des taches rougeâtres qui n’avaient de cesse que d’accroître leur terrain sur ses avant bras.

Mais elle chassa cette vue déplaisante par une apparition bien plus séduisante, en croisant le regard du cadet des jumeaux. Oui, il avait vraiment quelques chose.
Plaçant entre ses lèvres rouges un énième cigarette qui sembla s’allumer toute seule, elle avait presque oublié que sa sœur cadette était toujours à l’intérieur avec Elen, et elle s’en foutait un peu, il faut bien l’avouer.

Post de Nena 
 
Nena regardait avec attention le nécromant boire. La vie qu’elle avait menée jusque maintenant avec sa jumelle ne lui avait pas tant permis de vivre avec des hommes, ou du moins de passer avec aux des moments simples, comme celui qu’ils vivaient à cet instant. 
Plus les jours passaient, et plus elle s’attachait à cet homme qui lui semblait pourtant tellement lointain, si plonger dans des pensées qu’elle ne pouvait ni ne voulait vraiment atteindre. Mais à le voir comme ça, toujours dans son univers à lui, les yeux perdus dans un mirage qui n’apparaissait que pour lui, elle avait bien souvent l’impression qu’il n’aimait pas la vie avec eux, avec elle. Après tout, c’était bien elle qui l’avait quelques part obliger à les rejoindre, à venir avec eux sur les routes. Je ne serais dire pourquoi, mais elle avait sentit qu’ils vivraient à nan point douter de belles aventures ensembles, que leurs vies séparées verraient naître un sens une fois réunies. Mais au fond, que c’était-il passé ?
Rien, tout juste la vie, l’existence d’êtres quelques peu différents de la normale, des babas-cool fumeurs de substances illicites dans tout le pays ( sauf peut être dans une ville magique repère de tous les bab du coin, Käa bien sur ^^ ).
Et pourtant, regardez la, elle n’était pas si différente de toutes les autres filles qui contre toutes  attentes tombent doucement amoureuse. Elle était jeune, 48 ans ce n’est rien pour un dragon, et pour lui, qu’est ce que ça pouvait bien représenter ?
Rien. Un souffle de vie sur sa vie de dément.
 
Et la jeune femme se sentit alors bien conne d’avoir cru un instant qu’il se plairait avec elle. Mais peut être était-il tout simplement timide, qu’il avait peur de les découvrir tous, de les connaître un peu mieux.
Peut être haïssait-il tout simplement l’espèce humaine comme sa sœur.
Toutes ces questions, l’élémentaire d’air se les posait sans parvenir à y répondre.
 
La jeune femme but longuement son thé glacé, savourant le goût sucré de cette infusion de fleur, et elle se surprit à se demander quel goût avait ses lèvres à lui. Etaient-elles froide comme la mort ?
Tournant le visage vers la fenêtre, elle contempla le paysage qui défilait toujours lentement.
 
«  Le vent ne dort jamais bien. » Dit-elle avec ses si belles fossettes aux centres des joues.
Et baissant les yeux elle se mordit les lèvres qu’elle avait alors fort pâle.
Nena était sans nul doute une putain de fausse prude, capable de te faire croire qu’elle était sans la moindre défense, faible et fragile, une brindille belle et pure mais il n’en était bien entendu rien, elle aimait jouer avec les cœurs, les tordre, les mordre et les briser, mais là…c’était différent. Il n’y avait pas cette chasse qu’elle entreprenait d’habitude, elle tenait désormais vraiment à cet homme. Et c’est en ces moments que l’on pouvait voir le vrai visage de cette jeune femme.
 
«  Le vent est voleur et enjôleur, jamais il ne s’arrête ni ne s’installe, car il ne connaît pas de frontières que celles qu’il se donne ni les barreaux froids d’une cage. »
 
Elle se tut quelques secondes. Elen connaissait sa nature depuis plusieurs jours maintenant, comme elle-même connaissait l’essence de son être maléfique. Ses yeux tombèrent sur son verre vide.
 
«  C’est comme ça, mais… »
 
Aller Nena vas-y tu peux le faire, aller ma grande tu vas y arriver, tu vas voir ça parait compliqué mais en fait c’est simple, aller j’ai confiance en toi, penses un peu à ta petite conscience qui t’aime et qui bosse pour toi *
 
La jeune femme posa sa main sur celle du jeune homme, et comme elles étaient froides toutes deux ! Et pourtant, la dragonne avait comme l’impression de brûler de l’intérieur. Prenant appui sur la petite table où ils étaient installés, elle se pencha vers le beau visage du nécromant, et s’avançât jusqu’à venir embrasser les lèvres d’Elen. Un baiser doux et léger comme un souffle. Les lèvres de la jeune femme étaient chaudes, et certainement aussi douce que des pétales de je ne sais quelle sorte de rose immaculée.
Puis s’écartant doucement, elle rouvrit les paupières qu’elle avait closes pendant ces deux petites mais si précieuses secondes. Et plongeant ses yeux bleu givré, dans ceux flamboyant de la Mort, elle parla à nouveau mais murmurant cette fois ci.
 
«  Merci d’avoir veillé sur moi. »
 
Puis se rendant soudain compte de ce qu’elle venait de faire, elle recula le visage, et ses joues prirent une teinte rose des plus légère. Se mordant encore les lèvres dans ce qui semblait être un tic, elle se leva complètement, et fit alors mine de sortir de la pièce.
Elle n’était pas confuse, je dirai même plutôt heureuse, ça faisait une semaine qu’elle souhait faire ce qu’elle venait d’accomplir.
 
* waaa bah tu vois quand tu veux ça roule comme sur des roulettes !!!! c’est la fête, qu’on m’apporte une bouteille de champagne !! *

( post boucaca mais je m'excuse moi même par le simple fait qu'Obiwan est sur son lit de mort et que je suis par la même occasion très déprimée... fucking pc de *** )
 

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Elyâh Ethylercan
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Allergique à la banane ?: c'est délicieux à la

MessagePosté le: Jeu 13 Nov - 23:54 (2008)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses Répondre en citant

Elyäh avait déjà repéré quelques temps au par avant cet espace dégagé qui  servirait désormais de point de base à la troupe. Et bien qu’il ait l’habitude de dormir avec les siens dans les sous bois, sous la forme d’un loup, il va sans dire que notre femme au foyer nationale avait bien entendu sur lui tout ce qui était nécessaire pour faire du camping digne de ce nom.
Une fois que le lieu qu’il souhaitait fut en vue, il oublia vite la rencontre qu’ils venaient de faire au détour d’un sentier et aida avec tact les deux conducteurs à installer convenablement leur baraques à frites. Une fois que ce fut fait, il mit pieds à terre, et aida la dragonne d’eau à en faire de même, ce qui ne fut pas une mince affaire, puisque Zenda semblait s’être prise d’affection pour l’animal qui ne semblait pas apprécier tant que ça le fait d’avoir une carpe accroché à l’encolure. Une fois que le lycan eut réussi à libérer son destrier de l’emprise des plus amicale de l’ondine, il entreprit de défaire ses affaires, et les installa près de la caravane des jumelles, dans laquelle il avait posé le gros de ses possessions que le voyage à deux rendaient difficilement transportable.
 
Puis retournant vers le chemin à grandes enjambées, il entreprit de ramener vers le campement une vieille souche en la faisant rouler. La plaçant près de ce qui serrait sûrement la place du feu, il retourna chercher sa sœur. Une fois que ce fut fait, et après avoir jeter un regard vers Zenda pour s’assurer qu’elle ne faisait pas de conneries, il attrapa l’un de ses sacs et en sortit un tissu plier avec minutie, des piquets et des sardines. Ce devait être sans aucuns doutes le dernier modèle décathlon spécial bab, et le bel homme entreprit de la monter.
Ce fut assez rapide, car Elyäh était un vrai pro du camping et qu’il y avait toujours un mode d’emploi dans le fond du sac, mais le résultat était des plus attirant.
Cela ressemblait en quelques sorte à un mini chapiteau ( style cirque ) ovale dont on avait relevé les pans verticaux pour le jour, le tout dans les tons traditionnels elfes bien sur !!
Servant également de cuisine extérieur, le jeune homme y balançât ses affaires, se rappelant alors qu’ils avaient plus de bouffe, et qu’il serrait de bon ton que d’aller faire un peu de shooping dans le village voisin dans les plus bref délais.
 
«  Kao !! Il faut aller faire des courses, c’est la fin des haricots,  tous les tupperwares sont vides et on a plus de pépitos !!! » une nouvelle version du poireau
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:21 (2018)    Sujet du message: Le Lac aux Paresses

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